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Des militantes des droits humains arrêtées en Iran2 mai 2000Women's Learning Partnership (WLP) vient d'apprendre que deux militantes de premier plan pourraient être en danger en Iran. Pour aider, communiquez cette information à vos amis et connaissances, et écrivez aux fonctionnaires mentionnés ci-dessous, afin d'exprimer votre intérêt pour le bien-être et le traitement légal de Mehrangiz Kar et Shahla Lahiji, ainsi que des autres personnes arrêtées. INFORMATION URGENTELe dimanche 30 avril 2000, la République Islamique d'Iran a formellement mis en examen et emprisonné Mehrangiz Kar, juriste, écrivaine et militante des droits humains, Shahla Lahiji, directrice de Roshangaran, une maison d'édition réputée de livres de femmes, ainsi que d'autres militantes et intellectuelles, parce qu'elles avaient participé à une conférence sur l'avenir de l'Iran, tenue en Allemagne, une semaine avant leur arrestation. Elles se sont vues refusée la visite de leurs avocats et l'accès aux soins. Mme Kar et Mme Lahiji sont accusées d'avoir «agi contre la sécurité intérieure de l'Etat et insulté l'ordre sacré de la République islamique ». Ces accusations sont graves et l'éventail des peines risquées est large. Cette action succède à la suspension durant la semaine précédente de tous les quotidiens et magazines associés au mouvement populaire, qui aspire au pluralisme et aux réformes dans le cadre de la Constitution de la République islamique. Ces dernières années, des rapports ont relaté de nombreux cas d'assassinat, de tentatives d'assassinat, de menaces contre des défenseurs de la démocratie, ainsi que des cas de décès suspects dans les prisons iraniennes. Ces dernières semaines, plusieurs déclarations incendiaires ont été proférées par les dirigeants de la République islamique condamnant les partisans de la réforme en général et les participants à la conférence de Berlin spécifiquement. Par conséquent, nous sommes gravement préoccupées par la sécurité des militantes emprisonnées, particulièrement Mme Kar et Mme Lahiji, qui ont souvent été signalées par le régime comme étant les plus ferventes supportrices des droits des femmes en Iran. Envoyez vos lettres aux fonctionnaires cités ci-dessous : 1. L'Ambassadeur de votre pays en Iran 2. Votre Ministère des Affaires étrangères 3. Hojjatoleslam Mohammad Khatami 4. Son Excellence l'Ambassadeur Najad Hosseinian 5. Mary Robinson
MISE A JOUR le 29 juin 2000Mehrangiz Kar et Shahla Lahiji libérées sous caution ; Shirin Ebadi arrêtée et emprisonnée. En début du mois dernier, WLP a publié une information relative à deux militantes de premier plan en Iran. Nous avons rapporté alors que le dimanche 30 avril 2000, la République islamique d'Iran a arrêté et emprisonné Mehrangiz Kar, juriste, écrivaine et militante des droits humains et Shahla Lahiji, directrice de Roshangaran, une maison d'édition réputée pour les livres de femmes, parce qu'elles ont participé à une conférence sur l'avenir de l'Iran, tenue en Allemagne, une semaine avant leur arrestation. Nous sommes ravies de vous informer que le 21 juin 2000, Mehrangiz Kar et Shahla Lahiji ont été libérées sous caution. Chacune devait payer l'équivalent de 60000 $ pour sa libération. Les deux femmes sont actuellement chez elles, en attente de la communication de leur date de comparution. Elles étaient initialement représentées par Maître Shirin Ebadi jusqu'à sa démission, en signe de protestation parce qu'elle avait été empêchée de rendre visite à ses clientes. Nous sommes tristes d'apprendre que Mme Shirin Ebadi a été arrêtée et emprisonnée le mercredi 28 juin. Parmi les autres personnes arrêtées pour avoir participé à la conférence de Berlin, nous signalons l'étudiant Ali Afshari qui a été libéré le dimanche 25 juin 2000, après avoir payé une caution d'un montant de 625000 $. L'éditeur de magazines, Ezatollah Sahabi, a été emprisonné le lundi 26 juin 2000 et le journaliste Akbar Ganji est toujours en prison.
MISE A JOUR le 14 juillet 2000Cher(e)s Collègues, Comme beaucoup d'entre vous le savent, Shirin Ebadi, avocate et militante des droits humains comparaîtra devant une cour à huit clos à Téhéran à partir du 15 juillet. Je vous envoie ci-dessous les informations disponibles sur son affaire. Je vous prie de prendre toute action que vous jugeriez appropriée individuellement ou collectivement en son nom et au nom des autres prisonniers de conscience en Iran. Nous apprécierions toutes les suggestions que vous pourriez partager avec nous afin d'agir. Mahnaz Afkhami L'affaire contre les avocats qui soutiennent la réforme, Shirin Ebadi et Mohsen Rahami, est reportée devant la cour révolutionnaire. Les deux avocats emprisonnés sont accusés d'avoir commis, entres autres, des « troubles à l'encontre de l'opinion publique », en réalisant et distribuant des vidéocassettes contenant les témoignages d'un ancien militant islamique, Amir Farshad Ebrahimi, à l'encontre de certains membres du régime. C'est en raison des déclarations de M. Ebrahimi - laissant entendre la préparation d'un éventuel complot en vue d'assassiner le vice-ministre de l'intérieur - que Mme Ebadi lui a envoyé une copie de l'enregistrement. Le ministre concerné en a informé le Ministre de l'information. Selon l'agence de l'information de la République islamique (IRNA), le vice-ministre de l'intérieur, Mostafa Tazjadeh a témoigné, le mardi 11 juillet , confirmant devant le juge que Mme Ebadi avait envoyé l'enregistrement à son bureau accompagné d'une note le prévenant d'un complot d'assassinat contre lui. « Il apparaît, » déclare-t-il, « que la raison de l'envoi de l'enregistrement était à la fois humanitaire, pour me tenir informé d'un complot visant à m'assassiner, et touchant à ma capacité officielle de vice-ministre de l'intérieur. A partir du moment où j'ai saisi le caractère sensible du contenu, je l'ai renvoyé au Ministre de l'information pour prendre une action urgente. » Mme Ebadi et M. Rahami sont tous les deux des défenseurs actifs de la réforme et des militants des droits humains depuis des années. Mme Ebadi, en particulier, est une monitrice qui travaille pour Human Rights Watch. Elle est l'auteure de « Histoire et Documentation des droits humains en Iran ». Elle a été une militante active pour les droits des femmes et des enfants. Elle a été en faveur de l'augmentation de l'âge légal pour le mariage des filles, qualifiant l'âge actuel de 9 ans de violence à l'encontre des filles. Elle a défendu plusieurs affaires relative aux droits humains, y compris celles de Foruhars, qui ont été assassinés il y deux ans. Elle a défendu plus récemment Mehrangiz Kar et Shahla Lahiji, deux militantes des droits des femmes, mais elle a dû démissionner après avoir été empêchée de rendre visite à ses clientes, ainsi qu'à leurs filles. Les quotidiens conservateurs en Iran se sont acharnés sur Mme Ebadi et M. Rahami en usant d'attaques personnelles et professionnelles ces dernières années. Les accusations portées à leur encontre sont nombreuses et les exposent à un large éventail de verdicts en raison des importants pouvoirs discrétionnaires des juges. Il est impératif que la communauté internationale et particulièrement la communauté des militants des droits humains attirent l'attention de la République islamique d'Iran sur l'importance de respecter le processus actuel en demandant la libération immédiate des deux avocats.
MISE A JOUR le 25 juillet 2000Cher(e)s Collègues, Nous sommes ravies d'apprendre que Shirin Ebadi a été libérée sous caution, le dimanche 23 juillet 2000, en compagnie de Mohsen Rahami, qui a été arrêté sur la base des mêmes accusations. Leur procès a commencé le 15 juillet devant la section 16 de la cour publique de Téhéran. Néanmoins, nous savons peu de choses sur la procédure. Nous continuerons à suivre l'affaire et à vous tenir informés. Women's Learning Partnership
MISE A JOUR le 7 décembre 2000WLP continue de suivre l'affaire de notre amie et collègue, Mehrangiz Kar qui a été emprisonnée et traduite devant la justice pour ses convictions en faveur des droits des femmes et de la réforme politique. Sa persécution continue, elle affronte actuellement un autre procès politique au moment même où elle mène un combat contre un cancer du sein. Une mise à jour relative à son affaire suit l'action urgente décrite ci-dessous.
ACTION URGENTE
WLP a reçu récemment un e-mail du Professeur Nayereh Tohidi proposant une campagne «carte de prompt rétablissement» afin de démontrer le soutien international pour Mme Kar. Nous transférons cette suggestion à nos collègues intéressés, puisque plusieurs d'entre vous nous ont interpellées sur les prochaines actions au nom de Mme Kar. Vos lettres et cartes sont importantes. Elles démontreront que de nombreuses personnes dans le monde s'intéressent au cas de Mme Kar et surveillent le traitement qu'elle subit en Iran. Néanmoins, il est extrêmement important de ne pas tenir des propos politiques ou rhétoriques de nature à engendrer un trouble ou une tension évitable. Nous vous prions de limiter le contenu de vos messages à des souhaits et à des soutiens. Vous pouvez écrire à : Mehrangiz Kar, Avocat
MISE A JOURLe dimanche 30 avril 2000, la République islamique d'Iran a formellement mis en examen et emprisonné Mehrangiz Kar, juriste, écrivaine et militante des droits humains, en raison de sa participation à une conférence sur l'avenir de l'Iran, tenue en Allemagne, une semaine auparavant. Mme Kar a été accusée d'avoir «agi contre la sécurité intérieure de l'Etat et insulté l'ordre sacré de la République islamique », de graves accusations assorties d'un large éventail de peines risquées. Durant son emprisonnement, elle a été empêchée de rencontrer son avocat ainsi que sa famille. Après moins de deux mois, Mme Kar a été finalement libérée après avoir payé une caution d'un montant équivalent à 60000 $. Suite à un diagnostic de cancer du sein, Mme Kar avait fait appel aux autorités pour obtenir l'autorisation de recevoir des soins médicaux au Canada, en Europe, ou aux Etats-Unis. Mme Kar s'est vu refusé l'aide humanitaire qu'elle a demandée par la cour de la République islamique et à donc dû subir une ablation du sein et un régime de chimiothérapie. Mme Kar a été convoquée à comparaître devant la justice de façon presque simultanée à son traitement médical. Selon les porte-parole du gouvernement, Mme Kar « a plaidé coupable et a demandé pardon. » Depuis son procès, rien n'a été communiqué sur la procédure à suivre pour la suite. Depuis son procès devant la cour de la République islamique d'Iran, l'affaire de Mme Kar a été transférée devant la Cour Civile d'Iran où elle doit faire face maintenant à trois accusations : la violation de l'observation du hijab (un voile requis couvrant tout le corps et la tête des femmes en Iran) ; le rejet de la nécessité islamique du hijab ; et l'usage de la propagande contre la République islamique d'Iran. De telles fausses accusations sont utilisées pour faire taire les dissidents politiques. Les accusations relatives à l'observation du hijab sont particulièrement fréquentes contre les femmes que les cours souhaitent intimider et harceler. Jusqu'à présent, aucune date n'a été communiquée quant au nouveau procès de Mme Kar. Les nombreuses contributions de Mehrangiz Kar en faveur des droits des femmes et de la lutte pour la démocratie en Iran ont été récemment honorées au sein de la Society for Iranian Studies, le World Movement for Democracy, et la Women Journalists Association of Italy. Ses derniers ouvrages sur la violence en Iran et ses mémoires personnelles sont en cours de publication et seront bientôt disponibles.
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Bulletins d'alertes de droits humains )
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